• Les sorciers et croyances du Bourbonnais (Allier - France)

    Vers 1910, on vendait encore dans le Bourbonnais des grimoires ou "livres de sorcelage".

    Ils avaient un format sextodecimo caractéristique, avec des reliures de papier de couleur et des illustrations. Les gens des campagnes demandaient aux colporteurs, parmi tous leurs ouvrages de sorcellerie, "ceux qui étaient les plus forts".

    Il s'agissait souvent de corruptions populaires des livres de science médiévale, notamment ceux d'Albertus Magnus (Albert le Grand). 

    Les exemplaires étaient rares et les sorciers étaient fiers d'en posséder un.

    On ne pouvait paraît-il pas mourir avant de l'avoir transmis à quelqu'un d'autre. 

    Vers 1850, on craignait aussi les meneurs de loups, loups-garous qui perdaient leur forme humaine à minuit, conduisaient dans la campagne des meutes de loups et les faisaient danser autour du feu.

    Le tarot et ses vertus divinatoires :

    Le tarot a longtemps été paré de toutes les vertues dans le Bourbonnais. On disait qu'il pouvait prédire l'avenir et que celui qui savait bien le manier pouvait devenir savant. En 1900, encore, un folklore local observait : "Dans beaucoup de paroisses, les gens ont la ferme assurance que leur curé porte un grand jeu de tarot dans sa longue manche et qu'il sait tirer les cartes, et c'est pour cette raison que beaucoup de campagnards lui attribuent tant de science et tant de savoir".

     

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