• On disait autrefois que le son des cloches sonnant à toute volée pouvait éloigner les nuées d'orage ou du moins les détourner du village.

    Une tradition populaire, les vibrations du son pouvant agir sur les nuées. Lorsque les nuages sombres approchaient d'un village, on se mettait à carillonner. Les paroissiens se joignaient parfois au concert du carillonneur en sortant dans les rues avec leurs bassines en marmites et en les frappant violemment avec des objets en métal.

    Cette pratique du carillon de tonnerre fut interdite par les autorités depuis le XVIIIe siècle, le risque principal étant qu'elle menaçait la vie du sonneur. Par exemple, en 1783, 121 sonneurs de cloches furent foudroyés. Mais au XIXe siècle, les maires comme les curés hésitaient à faire appliquer les décrets officiels sur le carillon, sachant que les gens risquaient de se retourner violemment contre eux. 

    Cette coutume est aujourd'hui disparue.

     

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  • Dans l'Ain, en France, il circulait beaucoup de légendes sur les livres du Grand et du Petit Albert. On disait notamment qu'il ne fallait pas les ouvrir si l'on n'était pas sorcier parce que les sorts pouvaient alors se retourner contre soi.

    On disait aussi que certaines pages étaient pourpre si violent qu'il brûlait l'oeil qui s'y attardait trop.

    Les éditeurs rapportent même que, après avoir réédité les livres, il a été fait mention de ces légendes en bas de certaines pages, en grosses majuscules rouges, une sérieuse mise en garde : "Tourne la page si tu est assez hardi".

    Dans ce cas, il ne faut jamais aller plus loin. Une femme qui n'y croyait pas fut aussitôt possédée par le démon. Sans le secours du curé et de son sacristain, accourus à ses cris et qui la retinrent par les cheveux à pleine poignée, elle se serait jetée dans le four du boulanger.

    Et cette autre femme qui, après avoir tourné ces redoutables pages, fut paralysée des deux jambes !

    Et celui-ci dont la couleur des pupilles passa de bleu à rouge ! Et celui-là qui vit sa langue se fendre en deux du bout, ni plus ni moins comme celle d'un serpent, au point de siffler ses mots ! Et cet autre qui, à force de tourner et de retourner les pages infernales de son Petit Albert, avait la chair des doigts cramée jusqu'à l'os !...

    Le caractère dangereux de ces livres pouvait être atténué, disait la sagesse populaire, si on les faisait bénir. Bien évidemment, les curés n'avaient aucune envie d'accepter. Aussi les paroissiens glissaient-ils parfois subrepticement leur livre sous la nappe de messe pour qu'il reçoive la bénédiction en même temps que la foule...

    On explique que c'est pour éviter cela que l'on voit certains prêtres méfiants caresser du plat de la main la nappe de l'autel au début de l'office...

     

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